DeepSeek | VEKIRA https://vekira.com Veille IA et robotique humanoïde, sans la hype Tue, 07 Jul 2026 14:06:19 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 https://vekira.com/wp-content/uploads/2026/05/cropped-apple-touch-icon.webp DeepSeek | VEKIRA https://vekira.com 32 32 DeepSeek prépare sa puce IA, un virage discret mais très stratégique https://vekira.com/deepseek-prepare-sa-puce-ia-un-virage-discret-mais-tres-strategique-135 Tue, 07 Jul 2026 14:06:19 +0000 https://vekira.com/?p=135 DeepSeek développe en interne une puce IA dédiée à l’inférence pour réduire sa dépendance à Nvidia et Huawei. Le projet, encore à un stade précoce, marque un vrai déplacement stratégique pour une entreprise surtout connue pour ses modèles. En toile de fond, les restrictions américaines sur les semi-conducteurs poussent les groupes chinois à internaliser davantage la pile technique.

DeepSeek s’est fait connaître par ses modèles. Voilà que l’entreprise s’attaque au silicium. Le déplacement est net, et il dit quelque chose de l’époque, construire un bon modèle ne suffit plus si l’accès au calcul reste fragile.

D’après les informations rapportées par Reuters, la société chinoise développe sa propre puce IA pour l’inférence, afin de moins dépendre des composants de Nvidia et de Huawei. Le marché a réagi tout de suite, l’action Nvidia a cédé environ 2% en préouverture.

Le passage du labo au silicium

Le plus frappant n’est pas seulement la puce. C’est le fait que DeepSeek, jusqu’ici centrée sur les modèles, bascule vers un chantier hardware. Le projet serait en phase initiale, mais il ne sort pas de nulle part, l’entreprise le préparerait depuis près d’un an.

Elle aurait renforcé discrètement ses recrutements d’ingénieurs en conception de puces et ouvert des discussions avec des fournisseurs mémoire, des sociétés de design et des fondeurs. DeepSeek n’a pas publié de déclaration officielle sur le sujet, ce qui colle assez bien à son style public, plutôt discret malgré la visibilité prise depuis R1 début 2025.

Pourquoi l’inférence, et pas l’entraînement

Le choix technique est assez logique. La puce visée n’est pas pensée pour l’entraînement, mais pour l’inférence, autrement dit le moment où un modèle déjà entraîné produit une réponse.

Ces puces coûtent en général moins cher et consomment moins d’énergie que les accélérateurs destinés au training. Avec la montée des usages IA, c’est un segment de plus en plus important. Blockonomi rappelle aussi que OpenAI a récemment lancé Jalapeno, sa première puce maison d’inférence avec Broadcom, pendant que Anthropic étudie aussi ce terrain, signe que l’enjeu dépasse largement DeepSeek.

Le poids des restrictions américaines

Le moteur du projet est assez clair. Les règles américaines empêchent les groupes chinois d’acheter les puces les plus avancées de Nvidia. DeepSeek s’est donc davantage appuyée sur la gamme Ascend de Huawei.

En avril, l’entreprise a présenté son modèle V4 optimisé pour la plateforme Ascend, ce qui a fait grimper la demande pour les processeurs Ascend 950. Mais ce contournement a ses limites. Les restrictions américaines compliquent aussi l’accès aux fonderies les plus avancées et à la mémoire à haute bande passante, un composant clé pour l’inférence.

Un marché chinois déjà encombré

DeepSeek n’arrive pas sur un terrain vide. Huawei, Alibaba et Baidu travaillent eux aussi sur leurs propres puces, dans un marché chinois estimé à environ 43 milliards d’euros (50 milliards de dollars), où Huawei détiendrait déjà près de la moitié selon les sources reprises par la presse pakistanaise citant Reuters.

Ce virage arrive au moment où DeepSeek chercherait aussi son premier tour externe, autour de 6 milliards d’euros (7 milliards de dollars), sur une valorisation comprise entre 45 et 51 milliards d’euros (52 à 59 milliards de dollars). Quand une société de modèles commence à regarder les puces, ce n’est jamais juste un sujet produit. C’est une question de capex, de chaîne d’approvisionnement et de marge future.

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DeepSeek change d’échelle avec un tour qui dit son virage stratégique https://vekira.com/deepseek-change-dechelle-avec-un-tour-qui-dit-son-virage-strategique-101 Wed, 03 Jun 2026 13:06:19 +0000 https://vekira.com/?p=101 DeepSeek finalise son premier tour externe, autour de 50 milliards de yuans, pour une valorisation comprise entre environ 48 et 54 milliards d’euros (52 à 59 milliards de dollars). L’opération n’est pas encore bouclée, mais elle marque déjà une rupture nette. Le labo chinois, devenu une référence avec ses modèles V3 et R1, passe d’une logique d’indépendance à une logique de financement structuré.

Pendant dix-huit mois, DeepSeek a occupé une place assez rare dans l’IA, celle du labo dont tout le monde parle mais dans lequel personne, ou presque, ne peut investir. Ce verrou est en train de sauter. Le sujet n’est pas seulement la taille du chèque. C’est le changement de statut. DeepSeek, longtemps financé sans capital externe, s’apprête à faire entrer autour de la table des investisseurs stratégiques, des fonds et des attentes beaucoup plus concrètes.

Un tour massif, mais surtout un premier vrai tournant

D’après les informations publiées par le South China Morning Post et recoupées ailleurs, le groupe finalise un tour de plus de 50 milliards de yuans, soit environ 6,8 milliards d’euros (7,4 milliards de dollars). La valorisation visée se situe juste sous environ 55 milliards d’euros (60 milliards de dollars), ou entre environ 48 et 54 milliards d’euros selon les versions publiées. Le contraste est net avec avril, quand DeepSeek valait environ 9 milliards d’euros (10 milliards de dollars). En quelques mois, on parle donc d’un multiple proche de six. Et le tour pourrait être clos dans les prochaines semaines.

Liang Wenfeng met l’argent, donc garde la main

Le détail le plus parlant n’est peut-être pas le plus spectaculaire. Liang Wenfeng, fondateur et directeur général, apporterait à lui seul environ 20 milliards de yuans. C’est une part énorme du financement. Selon The Next Web, cette structure dit quelque chose d’essentiel: le fondateur cherche à préserver le contrôle d’une société qu’il a menée avec une indépendance assez atypique. DeepSeek vient de l’orbite de High-Flyer, le fonds quantitatif créé par Liang. Le capital externe arrive, mais il n’efface pas d’un coup la logique d’origine.

Tencent et CATL n’apportent pas la même chose

Côté investisseurs, Tencent serait attendu autour de 10 milliards de yuans, CATL autour de 5 milliards. NetEase et JD.com ajouteraient chacun environ 3 milliards. Des fonds comme IDG CapitalMonolithLoyal Valley Capital et Shixiang Tech sont aussi cités. Bon, ce n’est pas une simple liste de noms. Tencent apporte potentiellement du cloud et de la distribution. CATL, lui, signale autre chose: l’entrée d’un champion industriel dans l’équation. Startup Fortune insiste justement sur ce point, l’IA chinoise se finance de plus en plus avec du capital domestique stratégique, pas seulement avec du venture classique.

DeepSeek a prouvé l’efficacité, il doit maintenant prouver le business

La réputation de DeepSeek s’est construite sur V3 et R1, des modèles admirés jusque dans la Silicon Valley pour leur raisonnement, leur coût d’entraînement contenu et leur ouverture. En clair, le labo a montré qu’on pouvait faire beaucoup avec moins. Mais la suite coûte cher quand même. Il faut du compute, des chercheurs, des produits, des canaux commerciaux. Les sources convergent sur ce point: DeepSeek n’a pas encore un moteur de revenus à la hauteur de sa notoriété. Ce tour sert aussi à ça, transformer un labo très regardé en entreprise capable de vendre, déployer et tenir dans la durée.

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