Financement | VEKIRA https://vekira.com Veille IA et robotique humanoïde, sans la hype Wed, 08 Jul 2026 14:25:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.1 https://vekira.com/wp-content/uploads/2026/05/cropped-apple-touch-icon.webp Financement | VEKIRA https://vekira.com 32 32 SambaNova bondit à 11 Md$ et relance la bataille des puces IA https://vekira.com/sambanova-bondit-a-11-md-et-relance-la-bataille-des-puces-ia-143 Wed, 08 Jul 2026 15:30:48 +0000 https://vekira.com/?p=143 SambaNova a bouclé un premier close de Series F de 1 milliard de dollars, soit environ 930 millions d’euros, sur une valorisation de 11 milliards de dollars, environ 10,2 milliards d’euros. L’opération arrive cinq mois après une Series E de 350 millions de dollars et après des discussions de rachat avec Intel restées sans suite fin 2025. Derrière le montant, il y a un message simple, le marché paie très cher toute alternative crédible à Nvidia sur l’inférence.

Le chiffre est brutal. SambaNova, encore valorisée autour de 2,2 milliards de dollars il y a quelques mois, s’affiche maintenant à 11 milliards, soit environ 10,2 milliards d’euros. La vitesse du mouvement raconte presque plus de choses que le montant lui-même.

Ce premier close de Series F, mené par General Atlantic, porte sur 1 milliard de dollars, environ 930 millions d’euros. Rodrigo Liang, le cofondateur et CEO, a indiqué que d’autres investisseurs pourraient rejoindre le tour dans les prochaines semaines.

Une revalorisation qui dit beaucoup du marché

En février 2026, SambaNova avait déjà levé plus de 350 millions de dollars, environ 326 millions d’euros, lors d’une Series E co-mené par Vista Equity Partners et Cambium Capital, avec Intel comme co-investisseur. Ce tour impliquait une valorisation post-money d’environ 2,2 milliards de dollars, après un plancher de 1,6 milliard, environ 1,5 milliard d’euros, lié aux discussions de rachat ratées avec Intel.

L’écart avec le pic de 5,1 milliards de dollars atteint en 2021 sautait déjà aux yeux. Là, l’entreprise dépasse ce sommet et le double largement. Pas parce que ses comptes ont été détaillés, justement, mais parce que le marché se rue sur tout acteur capable d’offrir une autre voie que Nvidia.

Après Intel, le choix du capital plutôt que la vente

Fin 2025, Intel avait exploré un rachat de SambaNova autour de 1,6 milliard de dollars. Les discussions ont capoté, et l’entreprise a bifurqué vers du financement de croissance. Le contraste est net, quelques mois plus tard, le groupe vaut sur le papier près de sept fois ce prix.

Mais la relation avec Intel ne s’est pas refroidie. Le groupe, déjà présent au capital depuis la Series C, a remis au pot en Series E, à hauteur d’environ 100 millions de dollars avec un potentiel jusqu’à 150 millions, puis a participé au nouveau tour. Liang reste d’ailleurs évasif sur une indépendance définitive, tout en disant que des acquéreurs potentiels continuent de se manifester.

Le pari n’est pas la formation, c’est l’inférence

Cinq mois avant cette Series F, SambaNova lançait sa puce SN50. Son discours produit est cohérent depuis plusieurs mois, vendre une infrastructure pensée pour l’inférence, là où se joue de plus en plus l’économie réelle des usages IA. En gros, moins le coût par requête est élevé, plus un produit IA a une chance de tenir.

La société avance une architecture maison, la Reconfigurable Dataflow Unit, et oppose à l’approche GPU classique une promesse de coûts et de consommation plus bas sur l’exécution des modèles. C’est aussi pour cela que le tour attire Seligman Ventures, T. Rowe Price, Capital Group, BlackRock, Intel Capital ou encore la QIA. La thèse d’investissement est limpide, trouver un second fournisseur crédible dans un marché encore dominé par Nvidia.

Des partenariats qui valent presque autant qu’un tour

Le point le plus concret n’est peut-être pas financier. JPMorganChase a choisi SambaNova comme partenaire d’infrastructure d’inférence, avec des systèmes SN40L et SN50 déployés on-premises pour des usages bancaires sensibles. Le message est assez clair, dans certains secteurs, le cloud seul ne suffit pas.

À côté, Intel et SambaNova ont signé un partenariat pluriannuel autour de l’inférence basée sur Xeon, co-développent désormais des produits et les commercialisent ensemble. Foxconn est aussi dans la boucle sur l’infrastructure rackscale. Et au sommet de cette architecture capitalistique, on trouve un détail qui pèse, le président de SambaNova est Lip-Bu Tan, également patron d’Intel.

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Biren lève 893 millions pour ses GPU, portée par le vide Nvidia https://vekira.com/biren-leve-893-millions-pour-ses-gpu-portee-par-le-vide-nvidia-128 Tue, 07 Jul 2026 08:32:00 +0000 https://vekira.com/?p=128 Biren lève environ 821 millions d’euros (7 milliards HK$, 892,5 M$) via une nouvelle émission d’actions pour accélérer la production de ses GPU. Le groupe de Shanghai, coté à Hong Kong depuis janvier, veut répondre à une demande en forte hausse des clouds, centres de données IA et entreprises chinoises. L’opération dit autant la pression commerciale actuelle que le trou laissé par Nvidia sur ce marché.

Le plus intéressant, ici, n’est pas seulement la taille du chèque. C’est ce qu’il dit du marché chinois des accélérateurs IA. Quand les meilleures puces de Nvidia circulent moins, ou moins bien, la question change vite, vous le voyez, elle devient industrielle, pas seulement technologique.

Chez Biren, cette fenêtre vaut désormais une levée d’environ 821 millions d’euros (7 milliards HK$, 892,5 M$). Et l’entreprise va vite.

Une levée massive, mais surtout très ciblée

Biren va émettre 153 millions de nouvelles actions à 46,2 dollars de Hong Kong l’unité, soit une décote de 9,9% sur le cours de clôture de vendredi, à 51,3 HK$. Les détails figurent dans son dépôt boursier, relayé par le South China Morning Post.

L’usage des fonds, lui, est net. Environ 60% iront à la commercialisation et à la production de masse de la prochaine génération de GPU généralistes. Encore 20% seront fléchés vers la recherche. Le reste servira aux investissements et au fonds de roulement. Bref, pas une levée pour embellir le bilan.

Le vrai moteur, c’est la demande locale

Dans son document, Biren explique que les fournisseurs cloud, les centres de données IA et les clients entreprises augmentent fortement leurs déploiements de calcul IA. Reformulé plus simplement, les commandes montent, et il faut des capacités pour suivre.

La société dit aussi qu’elle a besoin de capital pour accélérer la production de ses prochains GPU et honorer les livraisons à temps. C’est là que l’histoire devient concrète. Une levée de fonds n’a de sens que si l’inférence tourne derrière, et si les racks se remplissent vraiment.

Une course chinoise qui s’intensifie

Biren n’est évidemment pas seule. Le papier de The Next Web rappelle que Moore Threads, Cambricon et MetaX visent les mêmes acheteurs chinois.

Et le terrain se charge encore. En juin, MetaX, autre acteur de Shanghai, a indiqué préparer une cotation à Hong Kong, après un passage par le marché STAR de Shanghai. De son côté, Kunlunxin, la filiale puces de Baidu, chercherait une valorisation d’au moins 14 milliards d’euros (100 milliards de yuans, 14,7 Md$) pour sa propre opération hongkongaise.

Le marché applaudit, puis se ravise

Le contraste est parlant. L’action a d’abord gagné plus de 2% en séance lundi, avant de finir en baisse de 5,4%. Pourtant, depuis l’introduction en Bourse de janvier à Hong Kong, le titre reste en hausse de près de 150%.

Cette prudence n’est pas absurde. Biren avait déjà consommé plus de 70% du produit de son IPO à la fin juin. Le rythme de financement est agressif, donc le rythme de dépense l’est aussi.

Biren n’est pas Nvidia, et c’est justement le sujet

Techniquement, Biren reste en retrait face à Nvidia. Et en Chine, les accélérateurs IA les plus puissants passent encore souvent par des conceptions sur mesure chez Huawei et d’autres, plutôt que par des GPU généralistes.

Mais l’opportunité est là. Les contrôles américains ont réduit l’accès des clients chinois aux puces IA les plus avancées de Nvidia. Du coup, du matériel local, moins fort mais disponible, devient un vrai business. C’est cette équation, plus que la communication financière, que Biren essaie d’acheter avec 7 milliards de HK$.

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